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De plus en plus de joueurs en France
Si la société Médiamétrie est, comme son nom l’indique, spécialisée dans l’étude des médias, son champ d’action s’étend également à internet. C'est dans ce cadre qu’elle a publié cette semaine, mardi exactement, sur son site officiel, les résultats d’une étude intitulée « Baromètre Jeux d’argent ».
Et la conclusion est claire : de plus en plus de français jouent de l’argent. Les chiffres montrent ainsi qu’environ un français sur trois a joué au moins une fois au cours des douze derniers mois (21 millions).
Ce succès bénéficie évidemment aux jeux d’argent sur internet puisque, selon le président de l’Autorité de Régulation des Jeux d’Argent en Ligne, les français auraient déjà misé 400 millions d’euros depuis le changement de législation le 12 mai 2010. Il table donc sur un résultat de 900 millions d’euros pour la première année.
A titre de comparaison, Jean-François Vilote précise qu’avant l’ouverture du marché, les français misaient 48 millions sur les sites officiels (Française Des Jeux et P.M.U.) et 1 milliard sur des sites parallèles, soit à peine 150 millions de plus que les résultats escomptés.
Si les paris sportifs en ligne sont le secteur qui a connu la plus forte augmentation (6,4 % contre 4,8 %), ils ne rapportent que 130 000 euros par semaine, un peu plus que les paris hippiques (120 000 par semaine), mais deux fois que le poker : 250 000 euros hebdomadaires.
Pour ce qui en est du détail des mises, M. Vilote précise que « Le football représente 57 % des mises sportives. » Mais, sur ce total, les trois-quarts des paris effectués concernent les championnats étrangers, ce qui laisse la Ligue 1 loin derrière. « Le deuxième sport, c’est le tennis avec 25 % de clics. Le basket, le rugby, le volley se partagent le reste. »
Toujours selon lui la définition du profil type du joueur français est la suivante : « Le jeune cadre dynamique joue plutôt au poker. Le quadragénaire est davantage sportif et plus on avance en âge, plus on parie sur les courses. »
Si le rapport de Médiamétrie confirme cette intuition concernant les paris hippique (la plupart ont plus de 35 ans, sont actifs ou retraités), il démontre plutôt que les parieurs sportifs sont plus jeunes (entre 18 et 34 ans), tout comme les joueurs de poker d’ailleurs, mais ces derniers viennent souvent de classe sociales plus aisées, à moins qu’ils ne soient inactifs…
Peut-on dire pour autant que le poker permet à certaines personnes d’en vivre ? Aucun chiffre ne permet de l’affirmer même si le baromètre a pu établir que les joueurs jouent davantage pour le plaisir du jeu que pour l’appât du gain.
Ceci dit, les joueurs sont majoritairement confiants dans leurs chances de gagner un jour. Ils sont ainsi nettement moins inquiets ou sceptiques qu’ils ne pouvaient l’être à l’ouverture du marché. Espérons qu’ils n’aient pas raison de changer d’avis.






